2019 : l’année où le 360 met fin au règne de la tablette

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De produit de niche à produit star, la tablette a connu une ascension fulgurante. Mais son succès est en passe d’être écourté par la montée en flèche du PC portable 360.

La tablette doit se faire une raison, elle n’est plus en odeur de sainteté chez les utilisateurs. Au deuxième trimestre 2018, les ventes affichaient un recul de 13,5 % sur un an, d’après l’institut IDC. C’est même un bien long déclin qu’est en train de vivre le format puisque le marché enregistrait alors le 15e trimestre consécutif de baisse. Lentement mais inéluctablement, la tablette retourne vers le marché de niche d’où elle est venue.

Une solution plus qu’un terminal

Car quelques cas d’usage persistent, ceux qui étaient déjà là avant l’explosion du format et qui continueront à exister longtemps après sa chute. Ces scénarios, ce sont ceux qui ne perçoivent pas la tablette comme un simple terminal mais comme un composant d’une solution métier complète, répondant à une utilisation spécifique et exploitant une application dédiée. C’est le cas par exemple des tablettes durcies qui sont employées par un nombre grandissant de professionnels pour exploiter une application métier dans des conditions difficiles. C’est le cas également des professionnels de la vente, qui l’utilisent comme outil d’encaissement et d’autres métiers où l’utilisateur collecte et/ou traite des données en mode ‘station debout’ sur le terrain. La tablette en tant que solution a encore bien des arguments à faire valoir.

Consommation vs Production

La tablette a toujours souffert d’un inconvénient majeur pour la création de contenu : l’absence de clavier. En termes de productivité, les claviers virtuels tactiles ne parviennent pas à égaler les claviers physiques. Cette faiblesse dans la capacité à saisir des informations l’a très vite limitée comme un outil de consommation/consultation et non de production et ne lui a donc pas permis de convaincre totalement les utilisateurs nomades. Associées à un logiciel métier spécifique, utilisant le stylet, la signature numérique, des formulaires simples à cocher et à remplir, elles ont continué leur chemin d’outil de production de données et de valeur dans des situations particulières où un portable classique ne convient pas. Evidemment l’adjonction d’accessoires, indispensables pour les rendre parfaitement adéquates aux métiers et solutions, n’en fait pas la plateforme préférée des DSI dans un usage généraliste. Des claviers qui se cassent, des stylets qui se perdent, des piles spécifiques à changer à intervalles réguliers et surtout un type d’appareil nécessitant une maintenance spécifique, ne justifient l’utilisation de ces terminaux que dans leur niche métier. En dehors on a surtout assisté au phénomène VIP, avec des managers réclamant une tablette bureautique, sans jamais s’en servir en mode tablette. La tablette devenait alors un symbole de position hiérarchique dans l’entreprise, avant de devenir une source d’insatisfaction du fait de son ergonomie inappropriée.

Il est inutile de dire que les administrateurs n’ont pas vu cette intégration d’un œil bienveillant au fil des 4 dernières années. Finalement, l’effet tablette s’estompe peu à peu sous les coups de boutoirs de l’innovation amenée par les 360 (mais aussi du fait de l’aveu à demi-mot de ses utilisateurs, qui admettent enfin qu’elles ne sont pas « si bien que ça » pour traiter du mail en mode productivité). S’en est suivi un désamour qui a mené les ventes d’ardoises Windows à clavier détachable à un fort recul sur les 4 derniers, avec une baisse de 25  % sur les 6 derniers mois, selon les données IDC.

Le mode tablette, une simple fonction

Windows 10 a démocratisé l’écran tactile et avec cet OS est apparu un mode « tablette » efficace. Ce qui ouvre la voie à un usage occasionnel fort pratique du mode tablette lorsqu’on dispose du nouveau form factor : le 360. Pour rappel, le PC portable 360 dispose d’un écran tactile qui se retourne complètement jusqu’à prendre la forme d’une tablette. Comme l’usage en mode tablette reste très occasionnel mais que les terminaux très fins et versatiles commencent à se multiplier, la question du choix d’un tel type de terminal en remplacement des tablettes mais aussi des laptops classiques est posée.

En effet pour le responsable IT qui doit gérer plusieurs centaines ou milliers de machines, c’est le « form factor » le plus universel et donc le plus simple à intégrer dans le parc. D’autant que le surcoût par rapport à un laptop classique s’amenuise d’année en année et que le 360 ne change rien en termes d’administration par rapport à une machine traditionnelle. En ce qui concerne la fiabilité, les charnières – qui pouvaient constituer un point faible il y a quelques années – ne constituent plus aujourd’hui une cause de panne.

On constate donc qu’hormis un usage métier réclamant un terminal spécifiquement adapté avec un écosystème également dédié, la tablette qui était un appareil à part entière il y a peu encore est en train de se fondre et de s’intégrer comme simple une fonction au sein des nouvelles générations d’ordinateurs portables 360. Les ultrabooks actuels rivalisant de finesse et de légèreté, l’encombrement supplémentaire par rapport à une tablette est plus que minime pour l’utilisateur et largement compensé par la possibilité d’avoir un appareil en moins. Beaucoup de grandes organisations les déploient aujourd’hui en masse, soutenues par les directions RH qui voient par ailleurs dans ces terminaux élégants et polyvalents, un outil d’attraction et de rétention des talents, dans une stratégie plus large de transformation du travail. Sa praticité et sa modernité satisferont autant les utilisateurs actuels que ceux qui rejoindront les entreprises dans les années à venir, et qui regarderont la tablette comme un objet d’hier.

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