Puissance de calcul : la revanche du mono-socket

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D’ici 2021, les serveurs x86 mono-socket pourront traiter 80 % des charges de travail dans les datacenters. Qu’est-ce qui a changé ?

Qui peut le plus peut le moins. C’est peu ou prou la philosophie qui se cache derrière le « one size fits all » : bâtir une solution avec suffisamment de ressources ou de fonctions pour qu’elle convienne au plus grand nombre, quitte à ce que seule une partie de ces ressources ou fonctions soit réellement consommée. Dans le monde de l’IT, la démarche est parfois volontaire et les DSI déploient davantage de capacités que nécessaire, simplement en prévision d’une croissance future de leurs besoins. On parle alors de surprovisionnement. Dans un cas comme dans l’autre, le constat est le même : l’organisation paye pour une infrastructure qui ne correspond pas à ses workloads.

La raison peut également être technique. Beaucoup d’entreprises ont par exemple opté ces dernières années pour des serveurs dual-socket car un unique CPU n’était pas en mesure de prendre en charge une quantité suffisante de mémoire ou d’I/O pour que les applications fonctionnent efficacement, quand bien même ces applications ne réclameraient normalement pas le recours à la puissance de deux processeurs. Ce non-choix pourrait bientôt être de l’histoire ancienne. Selon Gartner, d’ici 2021, les serveurs x86 mono-socket pourront traiter 80 % des charges de travail dans les datacenters, soit 20 % de plus qu’en 2018. Un retour en force du mono-socket qui s’explique par le saut technologique des nouvelles générations de CPU.

La performance de deux pour le prix d’un seul

La deuxième génération de processeur AMD EPYC réunit jusqu’à 64 cœurs mais est également la première puce à architecture x86 à prendre en charge la norme PCIe 4.0 et offrir jusqu’à 128 voies PCIe. Elle est ainsi capable de prendre en charge une quantité massive d’I/O et de supporter un total de 4 To de mémoire. D’après les nombreux benchmarks publiés dans la presse spécialisée, un seul processeur EPYC 7742 affiche des performances supérieures à deux processeurs haut de gamme concurrents. Dans ces conditions, « un serveur mono- socket peut répondre aux besoins de la plupart des applications couramment utilisées », indique Gartner. Une nouvelle option qui va se traduire par un bénéfice direct pour les entreprises : des économies.

Avec un processeur au lieu de deux, le coût d’achat sera assez logiquement la première source d’économie pour les DSI. Mais si l’on observe plus globalement le TCO (Total Cost of Ownership), le calcul devient encore plus intéressant. En optant pour une infrastructure mono-socket, comme le Dell PowerEdge R7515, les organisations vont pouvoir augmenter drastiquement le taux d’utilisation du CPU tout en diminuant la consommation énergétique, et rentabiliser ainsi plus rapidement leur investissement. Qui dit mono-socket dit également réduction des coûts de licence. Les logiciels dont la facturation est basée sur le nombre de sockets vont voir leur prix divisé par deux. À l’échelle du datacenter, les économies peuvent être considérables. Si l’on prend l’exemple de VMware vSan, le passage d’un serveur double-socket à un mono-socket peut faire économiser 11 760 dollars par nœud. Plus de performances pour moins de coûts, l’horizon s’annonce radieux pour le mono-socket.

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