Windows-as-a-Service : comment tenir le rythme ?

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Windows-as-a-Service : comment tenir le rythme ?

La fin de Windows 7 étant imminente, les entreprises vont devoir s’habituer au nouveau cycle de mise à jour de Windows 10. Un défi pour les administrateurs.

Quel est le principal challenge d’un changement de système d’exploitation ? Ce n’est évidemment pas d’installer un nouvel OS sur une machine, une opération que maîtrisent tous les administrateurs systèmes et qui peut même être automatisée sur des parcs importants. Non, la difficulté majeure est celle de la compatibilité des applications qui vont venir s’exécuter sur cette nouvelle base logicielle. Avant de déployer un nouvel OS comme Windows 10, les entreprises doivent procéder à de longues périodes de test pour s’assurer que leurs applications fonctionneront correctement. De nouveaux développements sont généralement nécessaires pour s’adapter aux spécificités du nouvel environnement. Car outre les logiciels propriétaires achetés auprès d’ISV (independent software vendor), qui ont donc la responsabilité de les faire évoluer, nombre d’entreprises utilisent également des applications spécifiques, développées en interne ou par un partenaire, pour coller au plus près à leurs besoins. Ce sont donc parfois plusieurs dizaines d’applications, composées chacune de milliers de lignes de code, qu’il faut revoir à chaque migration. Et c’est pour cette raison que la fin de vie de Windows 7 est un sujet absolument critique pour les organisations qui se trouvent dans cette situation.

Team Mars ou Team Septembre ?

La date est gravée dans le marbre, le support de Windows 7 prendra fin le 14 janvier 2020. Pour les entreprises qui ne sont pas encore sous Windows 10, la migration se rapproche donc à grands pas et avec elle la nécessité de se préparer à un rythme complètement nouveau de mise à jour. Microsoft ne sortira pas de version 11 de Windows, mais publie désormais deux mises à jour majeures de son OS par an, la première en mars ou avril, la seconde en septembre ou octobre. Un calendrier chargé qui permet aux utilisateurs de profiter d’un environnement constamment doté des dernières innovations, mais qui n’est pas sans poser de difficultés aux équipes IT, chargées tous les six mois de garantir que toutes les applications spécifiques ne connaîtront aucun dysfonctionnement. Une tendance a donc commencé à émerger avec la formation de deux communautés : celle des administrateurs qui ne font que l’update de mars et celle des administrateurs qui ne font que celle de septembre.

Cette stratégie par défaut n’est évidemment pas la plus conventionnelle et vient enrayer une mécanique pensée au départ par Microsoft pour améliorer l’expérience utilisateur et mettre un terme à la gestion traditionnelle des entreprises qui consistait à mettre à jour son parc en moyenne tous les 5 ans ; autrement dit une éternité à l’échelle de l’évolution numérique. Quelle solution dans ce cas pour les professionnels ? Certains se tournent vers la LTSC (Long Term Servicing Channel) qui permet de figer une version de Windows 10 pour 10 ans. En réalité, cette option n’est viable que pour quelques usages très spécifiques réclamant sécurité et stabilité, dans des secteurs bien particuliers comme la santé ou certains activités bancaires par exemple. Autrement, il est très probable que l’entreprise souhaite changer son PC au bout de 3, 4, voire 5 ans. Le risque sera alors que les nouvelles machines équipées de composants modernes, comme une nouvelle architecture processeur par exemple, ne soient alors plus compatibles avec l’ancienne version de Windows 10, l’obligeant donc malgré tout à déployer un OS plus récent.

Externaliser la gestion du parc

L’option vers laquelle de plus en plus d’organisations vont se tourner dans les années à venir, c’est celle du PC-as-a-Service (PCaaS). Entre la nécessité de faire des updates logiciels de plus en plus régulièrement et celle d’offrir en permanence aux employés le matériel moderne dont ils ont besoin, la gestion du parc informatique va devenir une problématique de plus en plus chronophage et complexe à gérer pour les administrateurs, alors même que la direction leur demande de se concentrer davantage sur la transformation numérique de l’organisation. Avec le PCaaS, l’entreprise souscrit un abonnement mensuel comprenant le poste de travail mais aussi une assistance continue pour les tâches de déploiement, de configuration, de maintenance, etc. Une technologie comme ImageAssist par exemple, aide l’équipe IT à préparer une image inter-plateforme personnalisée incluant le système d’exploitation, la licence, les applications, la personnalisation du bureau et les paramètres de configuration réseau. Si la plus haute marche pour les organisations restera le passage de Windows 7 à Windows 10, ces dernières devront donc faire le voyage tout en se préparant à l’après. Car si cette migration d’OS pourrait bien être la dernière, elle entraînera en revanche des changements importants dans la gestion courante. La fin des grandes ascensions, mais le début d’un long sprint.

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